Le paradoxe automobile

Tiens, c’est marrant…

… nous ne supportons pas les voitures sauf quand on en a besoin. Notre relation à l’automobile est paradoxale. Pour l’automobiliste conducteur, « la » voiture est un moyen de transport indispensable dont on s’obstine à restreindre l’usage à grand renfort d’interminables couloirs de bus, de vicieuses limitations de vitesse et d’envahissantes stations de vélo. Pour l’automobiliste redevenu piéton, « les » voitures sont, au contraire, une source de nuisances sonore et olfactive dont le caractère accidentogène contribue à entretenir un sentiment d’insécurité grandissant.

Cet antagonisme cache notre profonde incapacité à reprendre le pouvoir sur une machine dont on ne peut plus se passer. Aveuglés par notre quête de mobilité et notre soif de technologie, nous nous sommes laissés dépasser par la voiture. Les chiffres parlent d’eux-mêmes[1] :

·        Les transports constitue le deuxième poste de dépense des ménages français dont 83% sont consacrés à la voiture ;

·        82% des ménages possèdent une voiture, 36% en en détiennent au moins deux ;

·        80% des Français déclarent utiliser leur voiture pour leurs déplacements.

Sur facebook, on peut trouver un groupe qui résume d’ailleurs parfaitement ce paradoxe automobile : « Débile d’avoir une voiture dans Paris. Au fait, tu peux me ramener ? »


[1] MERMET G. (2010). « Francoscopie. Tout sur les Français ». Larousse.

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