La négative attitude

Tiens, c’est marrant…

… en matière de résultats scolaires, les parents remarquent plus facilement les mauvaises notes que les bonnes. Quand bien même le carnet de leur enfant afficherait une moyenne de 15/20, il suffit d’un 9 ou d’un 10 et c’est le drame[1].

Cette attitude est caractéristique de notre inclinaison pour le négatif. Qu’il s’agisse d’un événement sportif, d’une actualité politique ou d’un épisode personnel, l’esprit humain retiendra les moments de tristesse, de colère ou d’anxiété, bien plus que les instants d’euphorie, de quiétude ou de lucidité. Les psychologues sont unanimes: « bad is stronger that good »[2].

Insidieusement, notre culture entretiendrait ce type de comportement. Un chercheur a ainsi révélé que le vocabulaire anglo-saxon comportait 62% d’émotions négatives contre 38% d’émotions positives. Il en est probablement de même pour le vocabulaire français.

La « négative attitude » permet de mieux comprendre notre résistance au changement. Confrontés à une modification de notre environnement, nous nous arrêtons sur les problèmes et nous écartons les solutions[3].


[1] BUCKINGHAM M. (2007), “Go Put Your Strengths to Work: 6 Powerful Steps to Achieve Outstanding Performance.” Free Press.

[2] BAUMEISTER R.F., BRATSLAVSKY E., FINKENAUER C. VOHS K.D. (2001). “Bad is stronger than Good”, Review of General Psychology.

[3] HEATH C., HEATH D.( (2010), “Switch. How to Change Things When Change Is Hard”, Broadway Business.

Une réflexion sur “La négative attitude

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