L’influence dans le choix des prénoms

Tiens, c’est marrant…

… on n’est jamais vraiment libre de choisir le prénom de son enfant. Si pendant des siècles cette décision capitale incombait aux parrains et marraines, voire à l’Eglise, elle repose aujourd’hui sur les frêles épaules des jeunes parents. Mais sont-ils réellement maîtres de leur choix ? A bien y regarder, les influences extérieures sont plus déterminantes qu’on ne l’imagine.

Les futurs papas et mamans doivent d’abord faire face à l’opinion de leurs proches. A peine ont-ils annoncé l’heureux événement, qu’ils sont assaillis de questions : « C’est pour quand ? », « Tu connais le sexe ? » suivis d’une courte tête par l’immanquable « Comment il va s’appeler ? ». Les plus prudents imaginent qu’en gardant le secret, ils échapperont aux critiques. Loin s’en faut ! Le prénom étant inconnu, l’entourage se sent totalement libre de dire ce qu’il pense. Difficile alors de faire abstraction du traditionalisme des parents et grands-parents pour qui Ghislaine et André restent au goût du jour. Difficile, également, de passer à côté des suggestions insolites de la copine branchée pour qui Elinam et Cléophée sont les « must-have » de demain. Et comment ne pas parler du collègue superstitieux pour qui il est inconcevable que le prénom ne soit pas en accord avec le signe zodiacal du jour de naissance.

D’autres sources d’influence plus insidieuses sont également à l’œuvre. Au premier rang, la pression sociale. Jean-Charles et Marie-Charlotte peuvent-ils être donnés ailleurs que dans la haute bourgeoisie?  Les Brad & Angelina, Tristan & Iseult, Tiphaine & Erwan ne seraient-ils pas les marqueurs de nos références cinématographiques, littéraires et régionales? Enfin, nous devons composer avec notre histoire personnelle : Ines peut paraître une option envisageable sauf si, étant enfant, ce prénom était porté par une petite voisine dont la bêtise n’avait d’égal que son physique disgracieux.

En réalité, le choix du prénom est bien plus qu’une affaire de goût. C’est un véritable baromètre de l’autonomie du couple par rapport à son propre environnement[1].


[1] COULMONT B. (2011) – Sociologie des prénoms – La Découverte

2 réflexions sur “L’influence dans le choix des prénoms

  1. « Must have » c’est « has been » comme expression. Maintenant on dit le « it » quelque chose. Par exemple pour ton article on dirait le « it name ».

    Tiphaine et Erwan? voilà une histoire de coucheries que je ne connais pas.

    Si tu cherches des noms d’hommes, Fulgence c’est pas mal (c’est le prénom de l’inventeur du métro parisien). C’est so belle époque…

  2. « it name »… je retrouve bien là le « trend-setter » que tu es

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